Présentation

Je me suis rendue compte à l’usage que le métier de rédacteur nécessite de mettre son égo de côté et d’apprécier l’anonymat. On fait appel à une plume, pas à une personne, et voici la vraie subtilité de ce métier : on demande à un rédacteur de mettre en valeur une entreprise, donc de la cerner au plus près, d’être capable de révéler des atouts qu’elle ignore elle-même, d’être à son service en somme, mais tout en instillant dans ses mots une particularité qui la démarquera dans l’infini du web. Un rédacteur, c’est donc un caméléon, qui doit être capable de jongler avec les genres : institutionnel, excentrique, familier, confidentiel…

Alors finalement, ce que je suis a assez peu d’intérêt. Ce qui a enrichi mes compétences par contre, c’est que je me suis promenée dans des milieux très différents, que j’en ai observé les codes, les lacunes, les aspirations, et que grâce à ces pérégrinations j’ai affûté mon sens critique et mon esprit d’analyse qui me sont très utiles dans mon métier.
D’ailleurs, quand on aime les mots, ou plutôt le mot juste, c’est qu’on éprouve le besoin de se rapprocher au plus près de la réalité, de convaincre aussi bien sûr, et qu’on a des rêves de démiurge. En bref, un rédacteur met en forme, en exergue et en valeur.